.
.
.


.
2
2

Editos de Marianne : " Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser."

Le lundi 12 Mai 2008 le journal MARIANNE, par la plume de Nicolas Domenach dans le cadre des Editos de Marianne, a publié une excellente analyse :

Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser

Par Nicolas Domenach.

Isolé à l'Assemblée, persécuté par la droite et la gauche réunies, le Béarnais reste présent dans le coeur des Français.

François Bayrou est seul. Très seul. De plus en plus seul, exilé là-haut tout là-haut, au plus haut des gradins de l'Assemblée nationale avec les non inscrits, dans ce qu'il appelle « le pigeonnier de la liberté ». Solitaire donc, mais vivant. A ses côtés ne reste plus que son ami Pyrénéen, le fidèle Jean Lassalle, ce géant chantant qui bat des mains comme des ailes quand son chef tente de prêcher… dans le désert parlementaire.

La droite fait en effet comme s'il n'existait plus, ne lui accordant pas même l'aumône d'un regard ou d'une attention lorsqu'il se manifeste. Le brouhaha du mépris accompagne ses rares propos. L'UMP se distrait ostensiblement, mais la gauche aussi, qui ne veut pas lui accorder davantage d'existence, encore moins peut-être, et vaque à son courrier comme à ses conversations quand le président de l'UDF s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationae. C'est rare ; le règlement du parlement est fait justement pour que les orphelins de groupe soient réduits à la portion congrue. Or, la portion congrue, encore plus réduite après sa défaite aux municipales dans sa bonne ville de Pau, cette demi-portion que les derniers des derniers sénateurs UDF ont entrepris d'abandonner sous la férule exigeante du président de la République en personne, cet avorton du Centre ne perd pas le sourire.

Bayrou, « Lou ravi du Béarn » comme l'appellent méchamment ses ennemis, et il en a beaucoup, a été requinqué par les récentes enquêtes d'opinion qui prouvent qu'il existe encore. C'est la force de ce thermomètre-sondagier, il peut vous donner une « bonne » fièvre. Il y a d'abord eu le sondage CSA-Marianne qui lui accordait 19 % d'intention de vote pour la prochaine élection présidentielle. Soit un point de plus qu'après le premier tour de 2007, alors qu'il a raté l'entre deux tours et que la stratégie d'alliance tous azimuts aux élections municipales a été pour le moins erratique. Nicolas Sarkozy en a pourtant profité pour répéter la consigne d'extermination et s'énerver contre ceux qui ne la suivent pas, tel Alain Juppé : « il faut écraser l'infâme… ». Le chef de l'Etat est bien obsédé par ce moucheron dont il ne parvient pas à se débarrasser.

Car la stratégie d'éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l'a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n'a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu'il puisse nous prendre des voix en 2012 ». Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c'et de l'argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s'organiser davantage ; le jeune Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l'Elysée.

Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu'il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va. Or non seulement ils ne l'ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C'est lui qu'ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati… Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas. Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu'il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l'argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d'équité, ses appels à plus de retenue dans l'exercice d'une fonction royale que ce spécialiste d'Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l'argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d'être… »etc… Sur le fond, les Français lui ont donné raison !

Mais les classes populaires et moyennes qui se détachent de Sarkozy vont-elles aller vers lui, qui ne parvient pas à constituer d'équipe ? Les perspectives sont plus souriantes aujourd'hui qu'hier : pour les élections européennes, ce sera plus facile qu'aux municipales avec la proportionnelle régionale. Et puis les militants n'ont pas déserté: alors que UMP et PS perdent plus de 30 % de leurs adhérents. Un constat le ravi : les foules déçues du sarkozysme ne se tournent pas d'enthousiasme, il s'en faut, vers une gauche préoccupée d'abord de ses affrontements nombrilistes.

Bayrou, sûr de son coup, a prophétisé un éclatement du PS dont il attend avec impatience les retombées. Ca ne dépend pas de lui certes, et si le Parti socialiste échappait à ses démons de la division, là ce serait plus coton. Le patron du Modem n'est donc pas maître de son destin et paraît parfois plus enclin à accrocher sa charrue à sa bonne étoile qu'à creuser profond son sillon pragmatique. Mais Bayrou a le sourire confiant des nouveaux évangélistes qui ont vu Dieu ou la mort de près : il décrit avec sérénité le long chemin ouvert devant ses pas. Un chemin difficile, escarpé, un chemin d'épreuves souvent et de croix parfois, mais il avait prévu l'échec du sarkozysme, puis la fracture de la gauche et enfin sa percée. Il y a près de 20 ans, il me disait et me répétait en privé : « je créerai une force autonome, je me présenterai à la présidentielle : la première fois, je ferai un score à un chiffre, la seconde fois, ce sera à deux chiffre, la troisième fois, je gagnerai… ». Il y croit… Vous comprenez pourquoi Sarkozy, Copé et les autres veulent l'enterrer vivant.

Lundi 12 Mai 2008 - 13:39

Nicolas Domenach

Lu 17157 fois

Tags : bayrou; lassalle; modem; sarnez; udf

JE NE VOUS ABANDONNE PAS !

Bonjour à tous !

Je remercie les 1526 visiteurs de ce blog depuis le 2 février dernier.

Le canton de Pampelonne est resté dans le giron de la majorité départementale et on ne peut s"en réjouir. L'hégémonie d'un seul parti est déjà bien trop présente au Conseil Général du Tarn, ce n'est pas sain.

La majorité départementale encore renforcée vient d'offrir la commission des finances à l'opposition, ce qui permettra d'être attentif aux évolutions budgétaires.

Aujourd'hui, la question est donc bien de savoir : Que va devenir notre canton ? Que va devenir notre département ?

En aucun cas je ne regrette cette campagne, elle m'a permis de vous rencontrer.

Ma présence sur le canton m'a fait détecter un besoin d'écoute, de présence, d'explications chez bon nombre d'entre vous.

J'ai repris mes activités professionnelles bien évidemment, mais vous savez qu'elles me permettent d'être au plus près de la population du canton, de chacun d'entre vous.

Dans l'attente de nous rencontrer, je reste donc très attentif !

Remerciements

Ma gratitude va en premier lieu à toutes les électrices et à tous les électeurs qui m'ont accordé leur confiance.34%, un tiers de l'électorat, ce n'est pas rien et cette différence devra désormais être prise en compte. Ce résultat a été obtenu avec peu de moyens. Une campagne coûte en temps et en argent. Il est plus facile d'emboîter le pas au discours dominant !

En second lieu, j'apprécie à sa juste valeur l'amitié que m'ont fait Anne Laperrouze, Françoise Rodet, Pierre Nespoulous et Henri Géraud en participant aux réunions que j'ai organisées. Je me dois aussi de remercier toutes les personnes d'horizons divers, qui ont œuvré pour ce résultat, entre autres ma remplaçante Florence Sabatier ou Frédéric Esquevin dont j'étais le suppléant aux dernières législatives.

Démocrate, élu d'Almayrac, je veillerais à ce que les valeurs humanistes progressent et à conforter les liens entre les générations comme entre villages. Je souhaite ardemment que le nouveau conseiller général apporte à notre canton, durant ce mandat, la sérénité qui lui fait actuellement défaut

Economiste, je serais attentif au devenir de toutes les entreprises sans exception : elles sont le fer de lance du développement et de la gestion de notre territoire... et je continuerais d'observer Cap Découverte (1,5 millions d'euros au budget primitif).

Au delà, bien entendu, tout un chacun pourra toujours continuer à me contacter.

"Trois questions à Christian Andrieu, candidat du MoDem"

Observateur finalement neutre de cette campagne quelle est votre analyse au seuil du deuxième tour ?

Le conseil général, c’est une élection de proximité de contact, on constate que chaque candidat ou candidate a obtenu d’excellents résultats dans la commune dont il est issu, et dans ce contexte, de façon arithmétique, la plus forte addition est celle de Tanus-Pampelonne.

C’est affligeant, car malgré les incantations, il sera encore et toujours très difficile de faire émerger une homogénéité dans ce canton qui comporte quatre pôles distincts. La tâche sera d’autant plus ardue que certains plébiscites me semblent être autant d’entraves à un fonctionnement serein et équitable.

Pour le reste c’est à dire l’essentiel : mon programme, je considère avoir été largement plagié mais c’est une bonne chose que de donner quelques coups d’aiguillons.

Je souligne être en effet parfaitement neutre, et être aussi le seul à pouvoir fédérer des énergies diverses y compris et surtout celle des maires et conseillers municipaux récemment élus ou réélus. Je suis, depuis bientôt 20 ans, élu d’Almayrac, donc, peu suspect de favoritisme et en dehors de vaines querelles. Centriste, je suis un conciliateur infatigable capable de rassembler différents courants politiques et je suis aussi bien placé pour gérer au mieux la charnière entre l’urbain et le rural de part la profession que j’exerce.

Et l’avenir de ce canton ?

La richesse d’un territoire se mesure au potentiel de ses entreprises agricoles, artisanales, et bien sûr celles qui de tailles plus importantes sont déjà installées ou s’installeront dans notre secteur, par exemple à la Croix de Mille : elles pourront permettre de fixer une population active qui par sa présence renforcée nous permettra de tous mieux vivre au pays - c’est mon slogan- Avoir une population active cela implique aussi la prise en compte des deux ages extrêmes : ne pas négliger la prise en compte des personnes âgées à l’intérieur ou dans le prolongement de leurs familles respectives tant que cela est possible (renforçant tout à la fois le lien intergénérationnel et tout simplement la Famille), et ensuite de leur permettre l'accès en maison de retraite médicalisée locale. Parallèlement les besoins en crèche doivent être pourvus en particulier dans le cadre d'une structure de crèche familiale.

Et vous, quel jugement sur cette campagne ?

Je pense que ma candidature aura fait bouger des lignes, y compris dans certains conseils municipaux car il faut oser s’investir, et parfois ce n’est pas simple, C'est pour cela et pour tellement d’autres choses que vivent les associations, autant d’écoles citoyennes au service de tous ! Le travail se fera désormais avec plus de transparence, de communication, avec tous les élus, pas forcément quelques-uns uns ( cela m’a été dit !) et à l’heure actuelle nous avons des moyens de communication que nous n’avions pas il y a seulement quelques années. Je reste persuadé qu’on a besoin de tout le monde, qu’il faut se rassembler pour « agir pour tous » et qu’il faut laisser de côté le système de la pensée unique omniprésent…

Merci à vous qui m'avez apporté votre soutien !

Grâce à votre soutien je suis présent au second tour… Soyez-en sincèrement remerciés. Mes engagements, sont déjà connus de vous tous. Continuez d'être mes relais pour les faire aboutir et pour convaincre du bien fondé de nos options, pour fédérer et travailler ensemble.
Dimanche, avec votre aide et celle de tous ceux que vous aussi saurez convaincre du bien fondé de mes engagements nous aurons l'opportunité d'un réel (et nécessaire) changement !!!

COMPTE RENDU D'UNE REUNION VIRTUELLE


Une grenouille m'a dit :

que le public était largement masculin
que l'on ne saurait dire du mal de son voisin
que de quatre bourgs, accolés dos à dos

émergerait enfin, un horizon nouveau !

QUELQU’UN M’A DIT….

A votre contact j’ai pris connaissance de divers problèmes et j’ai pu en débattre avec vous :

Les aides attribuées aux entreprises de la Croix de Mille ne doivent pas faire oublier les entreprises qui existent déjà et qui ont besoin de soutien dans le contexte de gabegie de Cap Découverte.

Un maillage de commerçants permettant aux trois bourgades d’avoir accès à presque tous les services semble une idée à creuser.
Le train ne s’arrête plus à Tanus alors qu'une urbanis
ation existe sur l’axe Vers - les Farguettes -Tanus.
Les transports de personnes pourraient être assouplis et plus proche des désirs de chacun, là encore il s’agit juste d’écouter et d’appliquer au mieux…

Un poids public dans cette zone serait opportun et aiderait, en la simplifiant, l’activité d’exploitations agricoles.
L’écologie appliquée et l’agriculture raisonnée et aussi le bio… tout cela autour d’une prise de conscience citoyenne, je l’ai entendu mais je n’en ai pas la même approche que mes concurrents. J’aime marcher mais je sais que traverser des pâturages peut ne pas être dénué de danger (par exemple si une vache vient juste de vêler), de grâce ne faisons pas n’importe quoi : chaque année des professionnels sont accidentés, alors qu’ils connaissent parfaitement les animaux et leurs réflexes.
Les chasseurs savent se promener dans la nature sans risques parce qu’ils ont acquis une lisibilité de cette nature leur permettant de l’observer et de la comprendre. A côté de cela le sentier matérialisé et balisé qui semble être une autoroute pédestre… n'est pas pour autant sans risque et ne saurait ouvrir des droits.

Les exploitations agricoles sont le fer de lance de notre activité avec l’artisanat dans son prolongement parce qu’elles génèrent des emplois induits, le conseiller agricole que je suis le sait et il fera tout ce qu’il pourra pour alléger les éventuelles tracasseries administratives qui pourraient avoir comme conséquence la disparition pure et simple de certaines d’entre elles.

J’ai pris en compte avec Anne Laperrouze la préoccupation du devenir des aides PAC qui sont des compensations de prix à la production, on ne le dira jamais assez au consommateur, sachant que sur chaque exploitation une part importante est consacrée à
financer pour partie les déficits et qu'elles ne viennent pas conforter un revenu.

La réforme incontournable de l’état et des petites communes a été évoquée avec Pierre Nespoulous.

Henri Géraud nous a fait toucher du doigt les progrès nécessaires et les économies de fait à réaliser avec une meilleure synergie entre la région et l’état sur le problème des transports de personnes
Le contact avec les associations d’aides à la personne doit être renforcé, il s’agit plus de facilitation que d’évolution…
Bien sûr les petites retraites mériteraient d’être augmentées, et ce n’est pas un conseiller général qui pourra le faire, mais il faut souligner que cela ne sera possible que dans un contexte de presque plein emploi, ce qui semble se réaliser tout doucement, soyons honnêtes pas parce que telle ou telle mesure sera ou a été appliquée mais surtout parce que la pyramide des âges nous est dans son ensemble plus favorable …

Au risque d’être long, j’arrête ici cet inventaire à la Prévert, qui ne saurait être complet et je vous donne rendez-vous dimanche, en espérant avoir été compris, car le Mouvement Démocrate qui m’est cher semble rencontrer un écho favorable, et que tout le monde s’accorde à penser que rien n’est tout bon ou tout mauvais ; c’est l’expression d’une république mature que d’aborder avec dignité des rendez-vous citoyens dans lesquels les différentes approches s’additionnent plutôt que de se combattre.

Centriste Tonton ? Un jour forcément !!!

L'un de mes concurrents "estampillé" conforte sa légitimité socialiste en invoquant le soutien de Roger Lagorsse.

Petite remontée dans le temps :

1972, "Cette année là [… ], Laurent Mathieu avait été réélu maire d'Albi, avec au nombre de ses adjoints Jean Imbert et Roger Lagorsse, dont la présence sur cette liste de droite peut paraître étonnante quelque trente ans plus tard, l'intéressé étant devenu fer de lance du parti socialiste" ( Pierre Nespoulous – Je n'ai pas vu le temps passer - )

Il ne s'agit en aucun cas d'une erreur puisque le même Roger Lagorsse se représentait de nouveau en 1977 sur la liste du même Laurent Mathieu avec lequel il était battu. !!! Certains savent choisir le camps gagnant , la gauche avait le vent en poupe, alors Tonton s'est rapproché de la gauche.

Mais pour passer de la droite à la gauche, il faut bien passer par le centre à un moment ou à un autre, non ???

Tout ceci n'entame en rien la sympathie que nous lui portons...

En réunions publiques

m
m
m
m
m
m
w
.

.......


Merci aux efficaces collaborateurs qui ont su dénicher ce diaporama !!!